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Située au cœur du quartier Sainte Catherine
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Elle voit le jour dans la deuxième moitié du XVème siècle. Une de ses nefs date de 1496. Elle remplace une ancienne église de pierre détruite pendant la guerre de Cent Ans. L'église Sainte-Catherine est un monument historique qui a attiré l'attention de nombreux archéologues et historiens.
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C'est la plus grande église de France construite en bois
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les charpentiers de marine l'ont en effet construite. Son clocher est séparé. Elle est édifiée par les habitants de la Ville après le départ des anglais. Disposant alors de peu de moyens, ils utilisent comme matière première, le bois en provenance de la forêt de Touques et leurs connaissances en construction navale, se promettant dès que les beaux jours reviendront de la refaire en pierre.
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L'église a été édifiée en plusieurs "campagnes".
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La nef Nord qui fut la première construite, avait trois travées de moins à l'Ouest et deux de moins à l'Est. C'était une église provisoire édifiée dans les années 1460. Un toit unique à deux pentes abritait les bas côtés et la nef voûte de merrain (petites planchettes courbes). Les hauts piliers de chêne provenaient de la forêt de Touques, toute proche. Le clocher, lui aussi de bois, est séparé. En 1577, la tour avait trois cloches.
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Avec l'essor démographique, une église plus grande devenait nécessaire.
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Elle ne fut pas remplacée par une église en pierre. C'est encore le bois qui, par souci d'économie, fut choisi pour l'agrandissement en 1496. Les bas côtés supprimés, une deuxième grande nef fut élevée en ménageant des fenêtres hautes à remplages flamboyants. Après la construction des bas-côtés, l'équilibre entre la longueur et la largeur fut obtenu par l'allongement de tout l'édifice (trois travées vers l'Ouest).
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André GRETRY y joua de l'orgue
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Au XVIème siècle, la tribune, le banc d'œuvre, les sculptures (en partie disparues), décoraient l'église. Les statues en bois polychromes de Sainte-Marie Madeleine, Saint Augustin et Sainte-Anne sont du XVIIe siècle. En 1660, un important retable baroque, en bois, enrichit le chœur de l'église. En 1772, un grand buffet d'orgue d'époque Louis XV demanda un aménagement spécial de la tribune. André Grétry, compositeur liégeois du XVIIIème siècle a joué sur cet instrument Au XVIIIème siècle, 17 panneaux Renaissance sculptés de bas reliefs furent offerts à l'église pour unifier les balustrades des deux tribunes.
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Un habillage néo-classique
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Au début du XIXème siècle, l'architecture intérieure reçut un habillage néoclassique. Seules les potences des bas côtés conservèrent les angelots sculptés. A la même époque, un porche néoclassique à colonnes et fronton remplaça le porche primitif. A la fin du XIXème siècle, un affaissement de terrain imposa la reconstruction des deux absides qui furent alors allongées de deux travées dont une à pans coupés. Des vitraux historiés, offerts par les paroissiens, furent posés dans les fenêtres. Le chevet fut construit dans le style néogothique de l'époque et le grand retable intérieur fut démantelé. Les vestiges de ce retable sont encore visibles sur les autels de l'église.
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