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: - Place Jean de Vienne - Place Pierre Berthelot - Place Arthur Boudin

Place Jean de Vienne
C’est de cette batterie que fut salué d’une salve le 9 décembre 1840 le steamer Normandie
 29 Ko La Place Jean de Vienne est bornée au sud par les bâtiments de l’ancien hôpital hospice et sa chapelle, à l’est par la Villa les Embruns et la rue Haute et au nord par la route menant à Trouville dans le prolongement du boulevard Charles V anciennement boulevard Carnot et le phare de l’hôpital. Il s’y trouvait autrefois une batterie nommée batterie de l’hôpital installée au milieu du XVIIème siècle à la place des chantiers de construction navale. Cette batterie fut rasée en 1876. Il y a fort à penser que jusqu’en 1769 s’y trouvait le cimetière de l’hôtel-Dieu. Ce cimetière fut emporté par la mer lors d’une impressionnante tempête qui endommagea également les fondements et les murailles de l’hospice. Cette place prit en conséquence le nom de place de la batterie. C’est de cette batterie que fut salué d’une salve le 9 décembre 1840 le steamer Normandie qui ramenait les cendres de l’Empereur Napoléon. Ce bateau à vapeur était commandé par le capitaine Nicolas Brutus BAMBINE.
En 1889, cette place devient Place Félix CHASLE. Ce dernier fut maire de Honfleur dans la seconde moitié du XIXème siècle. Elle conserve ce nom jusqu’en 1949, date à laquelle elle est rebaptisée place Jean de Vienne en l’honneur de celui qui fut gouverneur de Honfleur de 1373 à 1396, amiral de France et créateur de la Royale, la marine de guerre française.
L'hôpital hospice
 20 Ko L’ancien hôpital hospice, dont la construction remonterait au XVIème siècle, est à son origine un complément de l’hôpital Saint Antoine situé dans l’Enclos. Il aurait été fondé vers 1530 au lieu dit la Roque ou la Roque pisseuse. En 1554 Jean LE PILLOYS et Michel REGNOULT sont nommés trésoriers et ministres de l’hôtel-Dieu et hôpital nouvellement construit et édifié. Il est agrandi en 1576. Très vite abandonné pour des raisons incertaines, il faut attendre 1644 pour que des religieuses de l’hôtel-Dieu de Rouen y fondent un établissement hospitalier. Etablissement confirmé par lettres patentes du 15 mai 1645. Après le décès de madame DUBOSC, les sœurs quittent l’établissement et fondent la maison des Religieuses de la Congrégation de Notre Dame. L’hôpital est à nouveau fermé. En 1669 sous l’impulsion de Gabrielle ORIEULT, Françoise BOTTEY et Anne LECOMTE l’hôpital rouvre ses portes. En 1676 elles obtiennent l’agrément de son Altesse Royale Mademoiselle de MONTPENSIER, dame et patronne de la Ville, qui leur donna cet hôpital, la chapelle et les choses qui en dépendaient, pour servir au logement et entretien des pauvres, orphelins et malades, à condition que les legs, dons et autres charités y demeureraient irrévocablement unis, et que les sieurs gouverneur, maire et échevins en auraient l’administration. Devenu en 1683 Hôpital général, il est établi en 1684 que l’évêque de Lisieux, les curés de Sainte Catherine et de Saint Léonard auraient la direction du spirituel et que l’administration du temporel serait confié au gouverneur, au lieutenant du Roi, au vicomte d’Auge, aux maire et échevins et à douze directeurs changeant tous les deux ans. En 1696, l’Evêque autorise les sœurs hospitalières du Tiers Ordre de Dominique à prononcer des vœux solennels. Elles choisissent de se rattacher à la congrégation des Augustines. En 1789, les ordres religieux ayant été supprimés, on exigea des sœurs le serment à la Constitution civile du clergé, elles s’y refusèrent et furent emprisonnées. Le calme revenant, elles rétablirent la régularité de l’hôpital dès 1803. En raison d’un nombre de religieuses trop restreint, la ville sollicita l’implantation vers 1810 des sœurs du Sacré-cœur d’Ernemont, remplacées en 1893 par les sœurs de Saint Joseph de Cluny et avant 1899 par les Franciscaines de Deauville, franciscaines (photo ci-dessus) qui s’affairèrent pour le bien des malades jusqu’en 1977 date à laquelle l’hôpital de Honfleur ferma ses portes.

Nouvelles constructions et fermeture
 13 Ko Au cours du XXème siècle de nouveaux bâtiments furent construits, le pavillon central, la maternité, la chirurgie et le pavillon des contagieux furent achevés en 1903.(photo l'hôpital au début du XXème siècle) Dans les années 50, on assiste également à un nouvel agrandissement de l’hôpital avec l’inauguration en 1954 de la nouvelle maternité et en 1959 celui de la chirurgie. En 1964 le bâtiment de la chirurgie fut nommé Docteur EBRARD, celui de la médecine générale docteur TOUCHET et la maternité docteur BREHIER.

L’hôpital fut fermé en 1977. Les bâtiments situés rue Alphonse ALLAIS furent détruits en 1987. Les pavillons encore existants de nos jours forment la résidence du Phare et la résidence Jean de Vienne.
La chapelle de l'hospice
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Cette chapelle se trouve à la place d’une chapelle primitive et fut construite en 1580. Elle comprend un second corps connu sous le nom de « chœur des dames » qui fut construit en 1707, il est encore aujourd’hui fermé par une clôture et des portes à petits bois bien conservés. (Au-dessus de ces deux portes se trouvent deux peintures (un Saint en extase et une Sainte agenouillée). La chapelle est dédiée à Saint Firmin et Saint Jacques.

Elle est construite en silex, avec contreforts en pierre blanche. Les fenêtres en tiers points indiquent également le XVIème siècle. De grands travaux, au XVIIIème siècle l’ont profondément transformée, de cette époque datent les deux clochetons revêtus d’ardoise.



Inscrite à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques, elle n'est pas désaffectée.

La Ville de Honfleur, la paroisse Notre Dame de l'Estuaire et l'Association les Racines de Honfleur en coopération avec la Fondation du Patrimoine lancent de grands travaux de restauration depuis octobre 2005. Pour tous renseignements s'adresser à l'Association Racines de Honfleur - Mairie de Honfleur - 14600
Le boulevard charles V
Ce boulevard était autrefois dénommé boulevard Carnot en hommage au Président de la République Sadi Carnot (1837-1894)puis il fut rebaptisé en 1949 boulevard Charles V en souvenir de ce roi de France qui fit fortifier la ville de Honfleur.

Les travaux de construction du boulevard commencèrent en 1897 et furent définitivement achevés en 1904. Sa distance est de 535 mètres.
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Quelques personnages
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Gabrielle ORIEULT

En religion dite de Saint Melaine

Fille de Jacques et de Marie de VALSEME. Fondatrice de l’hôpital et supérieure du Tiers Ordre de Saint Dominique dès 1669, novice en 1696, elle prend l’habit des religieuses de Saint Augustin. Elle prononce ses vœux solennels et est réélue supérieure en 1699.
Elle s’éteint le 4 janvier 1701 à 11 heures du soir. « Cette chère mère a été enterrée dans le sancta sanctorum de notre église proche la grille de notre chœur ainsi qu’elle le désire pour que l’on se souvienne d’elle à la communion. »
De sa tombe, aujourd'hui encore visible dans le choeur des Dames de la chapelle de l'hôpital,ne demeure que trois petits carreaux de terre cuite.

Nicolas Brutus BAMBINE

Fils de Pierre Dominique et de Agnès Elisabeth LOQUET il est à Saint Valéry sur Somme le 18 mars 1794, chevalier de l’ordre impérial. Il épouse en premières noces d’Honorine MAUDUIT et en secondes de Constance LAUMOSNE.
Il est chargé de commander le navire qui ramenait les cendres de l’Empereur Napoléon I en 1840. Il s’éteint à Honfleur le 4 septembre 1863.
« Dimanche, l’après-midi, un nombreux cortège composé de personnes du Havre et de Honfleur conduisait à sa dernière demeure un homme qui jouissait de l’estime et de la considération générale. Le capitaine Bambine avait débuté sa carrière maritime à Honfleur ; c’était un courageux marin qui s’était fait un nom et une position ; choisi par une compagnie havraise pour commander la Normandie, paquebot qui faisait le service entre le Havre et Rouen, il en fut le capitaine de 1835 à 1847. Il eut l’honneur de porter, dans son navire, les cendres de Napoléon Ier en 1840. Louis-Philippe le décora de l’ordre de la Légion d’honneur, en 1857, pour les nombreux actes de courage, dont il donna tant de preuves en sauvant de la mort, en différentes circonstances, plus de 50 personnes en danger de se noyer. Il commandait en dernier lieu, l’Orne de la ligne du Havre à Caen, et, c’est du banc de quart de ce paquebot qu’il est descendu à l’âge de 70 ans, pour venir mourir au sein de sa famille, après quelques semaines de souffrances. » Echo Honfleurais du 9 septembre 1863.