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C'est par cette phrase lapidaire qu'Erik Satie résumait son autobiographie. Phrase qui décrit assez bien le décalage qui pouvait exister entre lui et le monde dans lequel il vivait. Claude Debussy parlait d'ailleurs de lui en utilisant ces termes : "Un musicien médiéval et doux, perdu dans ce siècle" C'est sans doute ce décalage et une nature profondément originale qui firent de lui un sage visionnaire et un précurseur discret, écrivant son oeuvre en dehors de tous les mouvements esthétiques et écoles de l'époque, et exerçant son influence sur de nombreux musiciens, écrivains, peintres et poètes. Célèbre pour certains, méconnu pour d'autres, il fut à l'origine de nouveaux genres musicaux (la musique d'ambiance ou la musique de film, lorsque le cinéma était encore muet) et mena une réflexion originale sur les relations de la musique avec d'autres disciplines artistiques : poésie, peinture et sculpture. Parmi ses oeuvres les plus connues citons : "Gnossiennes" "Les Gymnopédies" "Morçeaux en forme de poire" "Parade" De nos jours, les jeunes adeptes de la musique "répétitive", de la musique "expérimentale" et de la musique "conceptuelle" se réclament tout naturellement de lui. Il collabora avec les plus grands : Braque, Cocteau, Picasso, Debussy, Ravel, Stravinsky... Déconcertant, s'émerveillant de tout, cultivant le goût du mystère et de la contradiction, tout en lui inspire la curiosité. Sa vie est énigmatique, son art quelquefois étrange et son oeuvre insolite. Son oeuvre est mondialement connue, et l'artiste est admiré du Japon à l'Australie, en passant par la Suède, comme l'atteste une courte sélection de sites qui lui sont dédiés. Les Maisons Satie qui ont été inaugurées en 1998 invitent les curieux à la découverte de ce personnage unique et de son oeuvre étonnante.
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